Construction à ossature bois résistante au feu : Hardie® teste différentes combinaisons pour le marché néerlandais

Jusqu'à récemment, dans la plupart des constructions, les cloisons en bois étaient utilisées pour les cloisons intérieures non porteuses. Pour les structures porteuses, c'est-à-dire les murs, les planchers ou les poteaux qui supportent le poids du bâtiment, le métal ou le béton ont longtemps été la norme. Ces matériaux sont moins inflammables que le bois, et la réglementation s'y adapte en conséquence.

Mais le secteur du bâtiment évolue : le bois est de plus en plus souvent choisi comme structure porteuse dans le cadre de la construction à ossature bois. Dans le cas de la construction à ossature bois (préfabriquée), le gros œuvre est souvent achevé en quelques jours. Le bois est durable, renouvelable et possède de bonnes propriétés isolantes.

La construction à ossature bois (préfabriquée) pose toutefois un défi : le bois est inflammable. Il n'est donc pas possible de mettre en place une structure porteuse en bois sans un système de cloisons ou une construction répondant aux mêmes exigences en matière d'incendie que celles qui s'appliquent au béton ou au métal. En termes simples : les exigences de sécurité incendie restent les mêmes, même si l'on change de matériau de construction.1

Résistance au feu vs classe de résistance au feu

Résistance au feu et classe de résistance au feu : des termes que vous rencontrez sans doute régulièrement, mais dont la signification n'est pas toujours claire. Que signifient ces notions, et en quoi diffèrent-elles les unes des autres ?

  • La classe de résistance au feu classe la réaction d'un matériau au feu. En Europe, cette classification est définie selon la norme NEN-EN 13501-1. Les matériaux sont classés de A1 à F. Les classes A1 et A2 correspondent toutes deux à des matériaux incombustibles, B = très difficilement inflammable, et ainsi de suite. Outre la classe de résistance au feu, les matériaux sont également évalués en fonction de leur dégagement de fumée (classes s : s0 – pas de fumée, s1 – faible, etc.) et de la formation de gouttelettes (classes d : d0 – pas de gouttelettes, d1 – pas de gouttelettes pendant plus de 10 secondes, etc.). Les matériaux classés Euroclasse A1 ne produisent, par définition, ni fumée ni gouttes (A1-s0,d0). 2

  • Résistance au feu indique pendant combien de temps (en minutes) une construction peut conserver sa fonction en cas d'incendie. Il s'agit ici :

  1. Stabilité (R) - capacité portante

  2. Étanchéité au feu (E) - empêcher les flammes ou les gaz de pénétrer

  3. Isolation thermique (I) - limitation de la transmission de la température vers les structures sous-jacentes. 3

En d'autres termes : la classe de résistance au feu concerne le matériau lui-même, tandis que la résistance au feu concerne le système ou la construction dans son ensemble.

Aux Pays-Bas, tous les matériaux de construction doivent généralement répondre au minimum à la classe de résistance au feu B.

Répondre intelligemment aux exigences en matière de sécurité incendie grâce à des finitions adaptées

Le bois est plus inflammable que les matériaux traditionnels utilisés pour les structures porteuses, mais il peut néanmoins être utilisé en toute sécurité en cas d'incendie. La sécurité incendie des constructions à ossature bois peut être améliorée grâce aux finitions et aux systèmes muraux. Le choix des matériaux de finition joue à cet égard un rôle important. 4


Tests SBI : fermacell™® produits en fibres-gypse et produits en fibrociment Hardie® associés à une ossature en bois

Cela semble logique : en associant un matériau de faible classe de résistance au feu (le bois) à un matériau de classe élevée, on augmente les chances qu'un mur ou un plafond réponde aux exigences en matière de résistance au feu. Mais ce n’est pas aussi simple que cela : la classe de résistance au feu ou l’exigence de résistance au feu d’un produit n’est jamais indépendante de la structure du mur.

L'ensemble de la construction (ossature en bois, isolation, bardage, finitions intérieures et/ou extérieures) doit être testé dans son intégralité pour être conforme. Un matériau homologué n'est donc pas automatiquement suffisant si le reste de la construction n'est pas monté correctement.

Dans des pays comme l'Allemagne, la construction à ossature bois est pratiquée depuis longtemps. James Hardie est une entreprise présente dans toute l'Europe ; ses filiales dans d'autres pays peuvent donc s'appuyer sur ce savoir-faire. Mais aux Pays-Bas, la réglementation, les normes et les pratiques de construction sont différentes. Les applications actuelles ne peuvent donc pas être simplement reprises telles quelles.
 
C'est pourquoi James Hardie Netherlands B.V. examine actuellement, au moyen de tests SBI, si et de quelle manière des constructions utilisant des matériaux de classe de résistance au feu inférieure (tels que le bois) peuvent être associées à des matériaux incombustibles ou difficilement inflammables (tels que fermacell®)® Plaques de plâtre armé de fibres et Hardie®® (produits en fibrociment) afin que l'ensemble de la construction réponde non seulement aux exigences minimales néerlandaises en matière de classe de résistance au feu B et de résistance au feu, mais soit également conforme aux méthodes de construction et aux applications néerlandaises.

Découvrez ci-dessous la vidéo consacrée à nos essais au feu réalisés au laboratoire de sécurité incendie Peutz, à Haps.